Prendre conscience

Publié le par Trèflerèle

 

Imaginons-nous en présence d'un lion sous plusieurs représentations. Présence onirique (je vois un lion dans un rêve).
Présence conceptuelle (je vois l'image d'un lion sur un brochure scientifique étudiant ses caractéristiques physiques).
Présence réelle (je vois un lion bien protégé derrière les grilles d'un zoo).
Présence réelle encore, en présence de son dresseur, je caresse un vieux lion apprivoisé.
Et enfin, présence naturelle, je suis en pleine savane, seul et sans protection et j'aperçois un lion qui s'approche de moi.

Face à cet animal identique mais se présentant sous des approches diverses, ma conscience de l'animal différera.

Conscience floue et relativement superficielle si je me contente de faire un effort d'imagination pour me le représenter sans qu'il soit en ma présence.
Conscience conceptuelle et scientifique si je fais une analyse des caractéristiques sociales et physiques de l'animal.
Conscience enrichie d'une dimension affectueuse si un dresseur me permet de caresser ce fauve sans danger et de tenter de déchiffrer dans son comportement paisible ses capacités affectives.
Ma conscience s'ornera d'un sentiment supplémentaire si je vois l'animal maltraité dans un zoo tortionnaire.
Ma vision de cet animal diffèrera encore totalement si je suis perdu dans la savane ... Si je vois ce lion s'avancer vers moi de façon inquiétant en étant incapable de me protéger de sa dangerosité.  

Et enfin (mais il s'agit là d'un point à approfondir) ma conscience du roi de la savane aura une toute autre dimension si je suis en état d'extase (autrement dit en état d'amour absolu envers toute chose). L'état d'extase à mon sens se transmet à l'animal (même féroce) et lui fait cesser toute velléité (ce point bien entendu, reste encore à démontrer scientifiquement). Voir Sainte Blandine. 

En conclusion, notre champ de conscience est extensible.

Il va de la conscience imaginative (je me représente un lion) à la conscience extatique. Il passe par la conscience intellectuelle (l'animal analysé scientifiquement), affective (le lion caressé), instinctive (le lion dans la savane) et morale (je vois cet animal maltraité).

Notre champ de conscience s'étend du sentiment flou, froid et superficiel des choses observées de façon vague. Il englobe la conscience spontanée des choses vues à travers nos désirs, nos peurs, nos espérances,  évolue vers la conscience distinctive et analytique d'une chose précise et étudiée.

Il se hisse à la conscience psychologique et morale pour s'épanouir dans la conscience absolue de l'extatique en contemplation.

 

Dans mecaniqueuniverselle.net au titre en clin d'oeil :

Philosophie naïve du devenir humain

 

 

 

 

Publié dans réflexions

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