Un sac d'or à portée de la main

Publié le par Trèflerèle



El Mahdi Abbassi affirmait qu'on pouvait facilement verifier l'assertion suivante: l'homme a en lui de quoi faire échouer toute forme d'aide qu'on voudrait lui fournir.
Quelques personnes s'opposèrent à cette théorie, El Mahdi leur promis une démonstration.
Quand tout le monde eut oublié l'incident, il ordonna que l'on dépose un sac d'or au milieu d'un pont...il fit amener à l'une des exprèmités du pont un homme endetté, malchanceux, auquel il fut demandé de traverser.
le maître et ses témoins l'attendaient à l'autre extrèmité.
Quand l'homme fut arrivé de leur côté, Abassi l'interrogea:
- qu'as-tu vu au milieu du pont?
- rien répondit l'homme.
- comment cela?
- dès que j'ai commencé à avancer, l'idée m'est venue qu'il serait amusant de traverser les yeux fermés. C'est donc ce que j'ai fait.....

Rappelons nous combien de fois fermons nous les yeux pour ne pas voir...

Publié dans réflexions

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eMmA 03/10/2009 20:10



Tu as raison de nous rappeler que l'or est à portée de nos mains et que bien souvent on ne le voit pas !
Cela me rappelle une histoire du merveilleux conteur Henri Gougaud " L'Homme qui courait après sa chance". Une grosse bise, eMmA


"Il était une fois un
homme malheureux. Il aurait bien aimé avoir dans sa maison une femme avenante et fidèle. Beaucoup étaient passées devant sa porte, mais aucune ne s’était arrêtée. Par contre, les corbeaux étaient
tous pour son champ, les loups pour son troupeau et les renards pour son poulailler. S’il jouait, il perdait. S’il allait au bal, il pleuvait. Et si tombait une tuile du toit, c’était juste au
moment où il était dessous. Bref, il n’avait pas de chance.


 


            Un jour, fatigué de souffrir des injustices du sort, il s’en fut demander conseil à un ermite qui
vivait dans un bois derrière son village. En chemin, un vol de canards laissa tomber sur lui, du haut du ciel, des fientes, mais il n’y prit pas garde, il avait l’habitude. Quand il parvint
enfin, tout crotté, tout puant, à la clairière où était sa cabane, le saint homme lui dit :


- Il n’y a d’espoir qu’en
Dieu. Si tu n’as pas de chance, lui seul peut t’en donner. Va le voir de ma part, je suis sûr qu’il t’accordera ce qui te manque.
            L’autre lui répondit :


- J’y vais. Salut
l’ermite !


            Il mit donc son chapeau sur la tête, son sac à l’épaule, la route sous ses pas, et s’en alla chercher
sa chance auprès de Dieu, qui vivait en ce temps-là dans une grotte blanche, en haut d’une montagne au-dessus des nuages.


 


            Or en chemin, comme il traversait une vaste forêt, un tigre lui apparut au détour du sentier. Il fut
tant effrayé qu’il tomba à genoux en claquant des dents et tremblant des mains.
- Epargne-moi, bête terrible, lui dit-il. Je suis un malchanceux, un homme qu’il vaut mieux ne pas trop fréquenter. En vérité, je ne suis pas comestible. Si tu me dévorais, probablement qu’un os
de ma carcasse te trouerait le gosier.


-Bah, ne crains rien, lui
répondit le tigre. Je n’ai pas d’appétit. Où vas-tu donc, bonhomme ?


- Je vais voir Dieu,
là-haut, sur sa montagne.


- Porte-lui mon bonjour,
dit le tigre en bâillant. Et demande-lui pourquoi je n’ai pas faim. Car si je continue à n’avoir goût pour rien, je serai mort avant qu’il soit longtemps.
            Le voyageur promit, bavarda un moment des affaires du monde avec la grosse bête et reprit
son chemin.


 


            Au soir de ce jour, parvenu dans une plaine verte, il alluma son feu sous un chêne maigre. Or, comme
il s’endormait, il entendit bruisser le feuillage au-dessus de sa tête. Il cria :


- Qui est
là ?


            Une voix répondit :


- C’est moi, l’arbre.
J’ai peine à respirer. Regarde mes frères sur cette plaine. Ils sont hauts, puissants, magnifiques. Moi seul suis tout chétif. Je ne sais pas pourquoi.


- Je vais visiter Dieu.
Je lui demanderai un remède pour toi.
- Merci, voyageur, répondit l’arbre infirme.


 


            L’homme au matin se remit en chemin. Vers midi il arriva en vue de la montagne. Au soir, à l’écart du
sentier qui grimpait vers la cime, il vit une maison parmi les rochers. Elle était presque en ruine. Son toit était crevé, ses volets grinçaient au vent du crépuscule. Il s’approcha du seuil, et
par la porte entrouverte il regarda dedans. Près de la cheminée une femme était assise, la tête basse. Elle pleurait. L’homme lui demanda un abri pour la nuit, puis il lui
dit :