quand on a que l'amour

Publié le par Trèflerèle

David de la Mano et Pablo Herrero

David de la Mano et Pablo Herrero

Quand on a que l'amour
A s'offrir en partage
A jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour
Quand on a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour
Quand on a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours
Quand on a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours
Quand on a que l'amour
Pour habiller matin

Pauvres et malandrins
De manteaux de velours
Quand on a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour
Quand on a que l'amour
A offrir à ceux là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour

Quand on a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour
Quand on a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis le monde entier

 

 

Jacques Brel

 

 

dessins David de la Mano et Pablo S. Herrero

Publié dans réflexions

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G
C'est le propre de l'amour, d'être forcé de croître, sous peine de diminuer." André Gide
Un petit résumé en quelque sorte...
Bonne soirée.
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T
belle citation! je prends :)
E
Pour ma part, je crains que lorsqu'on n'a que l'amour, il manque autre chose pour s'accomplir tout à fait... C'est toutefois un texte puissant, magnifiquement écrit et interprété par Brel.
J'aime les deux illustrations que tu nous montres.
Belle journée à toi,
eMmA
Répondre
T
merci EMma pour ton commentaire, j'aime bien ce partage de Brel, pour moi l'amour est transformation de soi si l'on veut bien se laisser transformer de l'intérieur :
"Et de même qu'il vous invite à croître, il vous incite à vous ébrancher.
Autant il s'élève au plus haut de vous-même et caresse les plus tendres de vos branches qui frémissent dans le soleil,
Autant cherche-t-il à s'enfoncer au plus profond de vos racines et à les ébranler dans leurs attaches à la terre.
Pareilles à des brassées de blé, il vous ramasse et vous enlace.
Il vous bat au fléau pour vous mettre à nu.
Il vous passe au tamis pour vous libérer de votre balle.
Il vous moud jusqu'à la blancheur.
Et il vous pétrit au point de vous assouplir." Khalil Gibran ( le Prophète)