Lucidité et connaissance de soi

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« Le Monde est stone,
J'sais pas si c'est la terre Qui tourne à l'envers Ou bien si c'est moi Qui m'fais du cinéma » (Starmania)


Le Monde serait-il devenu hostile au point que tu aies du mal à garder une bonne estime de toi même ?
Serais-tu devenu incompétent à t’estimer… ?


Pourtant cette valeur que tu t’attribues à toi-même ne date pas d’aujourd’hui, enfant déjà tu t’étais construit une image de toi en te basant sur ce que te renvoyait tes parents, tes camarades de classe, ensuite adulte, et ça n’allait pas si mal ou du moins pas partout car l’estime de soi est instable et ne t’est pas donné ou retiré une fois pour toutes.


Comme tout le monde tu as besoin de reconnaissance pour te sentir exister à ta place et il y a des moments où tu penses que les autres ne te voient pas tel que tu es, qu’il y a comme une vitre entre vous, ne serait-ce pas plutôt un miroir déformant ? Comme tu ne peux pas t’empêcher de te comparer avec celui-là qui réussit mieux que toi, ou avec celui-ci qui sait tout faire, tu es ce comédien qui est tellement persuadé qu’il n’a pas de talent qu’il restreint tous ses mouvements pour passer inaperçu, les bras le long du corps, la voix inaudible. Alors que s’il écartait les bras, laissait aller son souffle…il prendrait son envol. Tu vois ce que je veux dire.


Si tu prends conscience de ce qui fait ta différence, quand tu vas vers les autres et surtout quand tu écoutes ton coeur te dire ce dont il a besoin pour se sentir bien, là tu as confiance en toi.
Quand tu donnes aux autres le droit de te dire ce qu’il faut que tu penses, si tu te sens exister uniquement quand tu te réfères à leurs opinons, leurs jugements, leurs manipulations, tu te condamnes à devoir toujours t’adapter à leur demande.


Et là où est ta liberté ? Ton autonomie ?
Si tu es attentif à ce que tu ressens, à ce que tu perçois, tu te construiras une pensée personnelle, tu ne dépendras plus des autres et tu pourras entrer en relation avec eux librement.


Bien sur il y a des contextes, des évènements de la vie où tu vas douter de toi, souviens toi des remarques, des ruptures, des abandons qui t’ont fragilisés en créant un déséquilibre, mais ce mécanisme de défense naturel t’a obligé à t’adapter à ce nouveau contexte, à chercher au fond de toi les ressources dont tu avais besoin.


En r'tard, en r'tard J'ai rendez-vous que'que part Je n'ai pas le temps de dire au revoir Je suis en r'tard, en r'tard Non, non, non, non, non Quelqu'un m'attend Vraiment c'est important
Je n'ai pas le temps de dire au revoir Je suis en r'tard, en r'tard (Alice au pays des merveilles)


Où cours tu donc si vite ? Rappelle-toi cette histoire de rencontre ratée…
Tu n’étais pas vraiment là…


Tu t’échappes toujours, as-tu peur de ne pas être attendu ?
C’est paradoxal toi qui ne supportes pas l’attente.


Alors aurais-tu peur de t’ennuyer avec toi-même ou avec les autres ?…mais sais tu que l’ennui est la source d’où jaillit la créativité ?

Ce n’est pas en cherchant une bonne idée qu’elle va venir, c’est en ouvrant ton esprit à tout ce qui est là, qu’une opportunité va se présenter.

Ce qui ne veut pas dire que tu n’auras rien à faire, mais il te faudra attendre le bon moment, le contexte favorable comme les graines qui doivent être semées à telle saison et pas à une autre sinon elles seront vides.


Alors quoi ? Tu dis que dans ce cas comment savoir si tu as pris la bonne direction, si tu as fait le bon choix ?

Tu as peur de te tromper, peur des conséquences. Si tu prends en compte que tout est changement, que rien ne dure, il est plus important de savoir rectifier une décision en fonction du contexte que de chercher à tout prix à ne pas commettre d’erreurs.


Si tu es indécis tu accumules des tensions, de l’angoisse et de l’incertitude alors qu’un choix une fois réalisé, assumé peut quand même être corrigé.
« Je n’ai pas honte de changer d’avis car je n’ai pas honte de penser » disait Goethe
Tu t’évalues par comparaison et tu participes à cette course au profit, à la concurrence où pour avoir du succès il faut être vu.
La solidarité et l’entraide renforcent l’estime de soi, pourquoi faut-il, que l'affirmation de soi s'accompagne si souvent de la négation d'autrui ?


Tu t’es équipé d’un GPS pour ne pas perdre de temps, pour être sûr d’arriver au but.
« Ne demandes pas ton chemin à quelqu’un tu ne pourrais pas te perdre » (La Torah)
Si tu te trompes de chemin tu vas regarder la carte, tu vas réfléchir à un nouvel itinéraire et tu vas surement découvrir des choses que tu n’avais pas imaginées…
Ce n’est pas avec tes certitudes que tu avances mais avec le doute qui t’oblige à poser des questions.


Ecoute les philosophes, ils sont de plus en plus présent, « Connais toi toi-même" Cette nécessaire présence à soi et au monde te demande de la patience, du courage, pour expérimenter encore et encore et apprendre de tes erreurs.


Si tu dois toujours rester connecté c’est avec toi-même si tu veux rester en contact avec tes besoins, ton essence, la source infinie de tes potentiels créatifs et de ton bien être.
Se sentir mieux en soi-même dégage une énergie qui fait écho dans ton entourage comme un instrument bien accordé qui donne un son harmonieux et apaise ceux qui l’écoutent.
C’est quand une crise plus importante que les autres te place dans une impasse que tu te poses la question du sens de ta vie, de tes valeurs.
Saisis ce moment pleinement et ne passe pas à côté de tes rêves.

 

Brigitte Barateau

 

ce texte fait partie du petit livre de l'épanouissement personnel

Publié dans Réflexions