Un bonheur gagné

Publié le par Trèflerèle


 

Il y a un certain nombre d’expressions populaires qui laissent entendre que le partage va de soi : « les amis de mes amis sont mes amis », « ce qui est à toi est à moi »…

Les parents sont vigilants pour que leur enfant soit « partageur » parce que ce n’est pas bien d’être égoïste !!

D’un autre côté nous créons de nombreuses lois pour protéger la vie privée, la propriété intellectuelle, la création, l’image… 

Nous sommes pour le moins ambivalent.

Qu’est-ce qui est à moi ? Qu’est-ce que je possède ? A qui je donne ? A qui je vends ? A qui je prête ?...A qui je vole ?

Qu’est-ce qui a de la valeur ?

Dans quel cas je gagne ? Dans quel autre je perds ?

Il y a une expression enfantine qui dit « on joue à qui perd gagne » Littéralement si je perds en fait je gagne ?

Si je perds c’est que l’autre a gagné.

Pourquoi serais-je quand même gagnant alors ?

Si l’autre gagne il est heureux, donc si je perds je suis malheureux ?

Si oui cela veut dire que j’ai attaché de l’importance au jeu ou au gain ou au fait d’être le vainqueur.

Qu’est-ce qui me rend heureux ?

Dans les ateliers projet de vie je propose à chacun de lister tout ce qui les rend heureux, en général on rempli une page entière, puis je propose d’en garder une quinzaine, puis de n’en choisir que cinq, et enfin ce qui est le plus vital pour être heureux : un seul mot ou une seule phrase.

La première fois que j’ai fait cet exercice pour moi-même il y a un certain nombre d’années, j’avais lu une phrase extraite d’un sermon de St Bernard et qui disait en substance : « ce qui te rend heureux ne peut être détruit, ne peut disparaître, ne peut être volé ».

Dans les Evangiles le Christ fait une réponse analogue à l’apôtre à qui l’on vient de dérober le manteau.

Dans le bouddhisme les causes de la souffrance humaine sont l’impermanence des choses et l’attachement, la possession.

On retrouve bien ce qui est dit ci-dessus, alors que reste t-il pour être heureux qui ne peut être détruit, qui ne peut disparaître et ne peut être volé? 

Une amie israélite m’a demandé un jour de trouver le passage de la Bible dans lequel figurait cette phrase souvent entendue : « ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent». Je me mets à chercher et surprise la phrase originelle est :

« FAIS A AUTRUI CE QUE TU VEUX QU’IL FASSE POUR TOI » ça change tout !!!

Cela implique qu’il y a obligatoirement un AUTRE et donc une relation pour que je sois heureuse et une intention, un acte de ma part.

Faites l’essai juste comme cela, en sortant de chez vous le matin souriez à la première personne que vous rencontrerez dans la rue, dans le métro…vous verrez c’est magique même si la personne ne vous répond pas, c’est votre journée qui s’annoncera différente, parce que vous l’aurez voulu ainsi.

(Vous pouvez aussi agresser la première personne…mais vous avez la réponse : votre journée commencera très mal).

Publié dans réflexions

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Emma 14/05/2009 16:56

C'est vrai !
Ce matin en sortant de chez moi, il pleuvait très fort et j'ai croisé une dame qui s'abritait sous un superbe parapluie vert tendre.
Il était tout découpé comme si une dizaine de grosses feuilles étaient disposées en corolle au-dessous de la tête de la dame.
Je lui ai simplement dit d'un ton admiratif qu'elle avait un très joli parapluie.
Tout à coup, j'ai vu un rayon de soleil se dessiner sur son visage !
A bientôt, Brigitte.
Emma