L'estime de soi

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"La nature de l'amour-propre et de ce moi humain est de n'aimer que soi et de ne considérer que soi. Mais que fera-t-il ? Il ne saurait empêcher que cet objet qu'il aime ne soit plein de défauts et de misères: il veut être grand, et il se voit petit, il veut être heureux, et il se voit misérable, il veut être parfait, et il se voit plein d'imperfections, il veut être l'objet de l'amour et de l'estime des hommes, et il voit que ses défauts ne méritent que leur aversion et leur mépris. Cet embarras où il se trouve produit en lui la plus injuste et la plus criminelle passion qu'il soit possible de s'imaginer, car il conçoit une haine mortelle contre cette vérité qui le reprend, et qui le convainc de ses défauts. Il désirerait de l'anéantir, et, ne pouvant la détruire en elle-même, il la détruit, autant qu'il peut, dans sa connaissance et dans celle des autres,c'est-à-dire qu'il met tout son soin à couvrir ses défauts et aux autres et à soi- même, et qu'il ne peut souffrir qu'on les lui fasse voir, ni qu'on les voie..." Pensées  PASCAL



Ce extrait pourrait servir d'introduction dans un stage sur l'estime de soi.

Quelle image ai-je de moi? quelle image les autres ont-ils de moi? ça c'est ma perception, et nous passons ensuite à ce qu'ils percoivent eux et à ce que cela me fait de les entendre parler de moi de cette façon là. Il est bien évident qu'il ne s'agit pas de jugement mais de perception.

Chacun sait ce qui est vrai de lui ou pas, ce qui lui appartient c'est ce qu'il va en faire pour lui même. Si la même observation est récurrente comment avoir toujours un doute sur sa pertinence?....

qu'en pensez vous?

 

Publié dans réflexions

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andré tanzi 13/03/2009 17:48

Bonsoir Brigitte
pourquoi ne pas mettre ce texte sur le hub net bien être en entreprise
l'estime de soi est un des axes importants à travailler dans le caere du stress burn out en entreprise
andré

dany ledu 13/03/2009 15:51

S'il y a une situation dans laquelle nous manquons d'objectivité c'est bien dans le regard que nous portons sur nous-même. Passant allègrement du "je suis génial(e)", au "je suis nul(le), aveuglés par le miroir déformant qu'est notre regard, nous sommes peut-être les plus mal placés pour savoir qui nous sommes vraiment.